Bienvenue sur mon blog

Un coup de chaleur, la faute à, un voleur.
12 janvier, 2010, 18:11
Classé dans : Non classé

ici et là-bas

Lundi 28 de décembre, une journée joyeuse…… Le matin commence mon aventure Dakar,

et en fin de journée…!!!

Je pars avec un ami (JF du Dakar) visiter un quartier, Boca, trèèèès touristique.
Il est 19h, … nous sommes dans un endroit très aérée, il fait grand jour et bien chaud… auquel s’est ajouté un autre coup de chaleur,
celui d’une agression.
En train de parler et regarder l’ami qui mitraillait tout ce qu’il pouvait, je n’ai pas vu arriver trois jeunes dont une fille. J’ai juste entendu celui qui m’a pris la lanière du sac à main… dis-lui de me donner la caméra (+ appareil photo) ou je te tue…
Je lui mets les mains en haut des bras en lui bloquant tout mouvement, je lui fais répéter ce qu’il a dit en le regardant dans les yeux… (rien n’est calculé)

Dis-lui de me donner la caméra ou je te tue…

Si me tocas soy yo que te mato… si tu me touches c’est moi qui te tue… (surprise, je parle espagnol)
J’entends l’ami se disputer avec le plus jeune (une douzaine d’années) qui lui avait fait les poches (je n’avais rien compris, rien vu de ce que ce passait autour de moi.
Je pousse le grand qui est tombé à moitié, ils ont décampé…… pas bien loin.

Le pire;
Nous n’avons rien compris sur le moment… Inconscients, trop sûrs de nous ? … je n’en sais rien… nous avons continué comme si rien ne s’était passé…
Le soir en rentrant j’ai raconté ma journée à l’ ami qui m’hébergeait, ainsi qu’à un couple qui était présent … en terminant je lui dis sur le ton de la rigolade…
J’allais oublier… quelqu’un a voulu me tuer…!

J’ai tellement entendu sur le risque encouru qu’ils m’ont bousillé la soirée, (sur la plateforme Dakar) et j’ai passé la nuit à vomir.
Le lendemain tout le monde en parlait… même la police (présente sur le Dakar) était au courant. Sans le vouloir nous sommes fichés comme victimes d’agressions, françaises, pendant le Dakar… (ce qui peut être donné comme excuse (le pays n’est pas sur etc…) au moment des comptes ou du départ définitif.

Depuis… ils se sont passé le mot pour me faire peur… famille (pas la mienne qui à très bien compris ma réaction) et amis me disent…… fallait tout donner !!!
Un a même osé… la prochaine fois tu sais qu’il faut tout donner, il peut te tuer… comme si tu dois attendre de te faire voler.

GGggggggggrrrrrrrrrrrrrrrrr……… merde… la vie est dure… vais pas tout donner.

Et puis… soyons sérieux…!!!

Sur le moment nous n’avons rien compris de ce qu’il nous arrivait!

Ce jour, 12 de janvier, un policier vient de se faire tuer… il s’est débattu contre 4 voleurs qui essayent d’attaquer un autobus.

Le danger existe, est constant… être au mauvais endroit au mauvais moment peut coûter la vie.



Un Noël pas comme les autres…!
25 décembre, 2009, 9:03
Classé dans : Amérique latine

ici et là-bas

Joyeux noël.

Partis pour aller dîner chez la sœur de l’ami, cette fois, je n’ai pas apporté de bouteille de vin. Quelques-uns parmi vous savent déjà pourquoi.
Nous sommes donc arrivés pour les 21h comme elle nous l’a précisé. Un des frères, une voisine de 94 ans étaient déjà présents. Il ne manquait que l’éternel retardataire.
Bonne nouvelle : la table avait déjà sa nappe, les assiettes empilées et les couverts, (qu’il faut vérifier s’ils n’ont pas de viande du dernier service) étaient posés dessus. Un plat avec du riz mélangé avec de la mayonnaise (mixture bizarre qu’ils adorent et qui me foutrait la diarrhée si j’osais goûter) et le poulet, attendaient sur un meuble. Enfin on n’allait pas manger comme la dernière fois où il a fallu attendre deux heures.
Nous avons eu une nuit d’orage, du tonnerre et de la pluie… Hier soir une humidité est tombée, chaude, insupportable… Nous nous sommes installées dehors en attendant le dernier.

Tu as une bouteille pour mettre au frais… ?
Zut, j’ai oublié le champagne au frigo…
La tête du beuf en dit long… Il voyait déjà la bouteille qu’il allait garder comme l’année dernière et qu’il allait vendre le lendemain (ils ont un bui-bui de superette).
Cette fois je vais me la boire ma bouteille, … À mon retour à la maison.

Bière, coca… Merci je n’aime pas ça… de l’eau me va bien.

De la pipette en apéro… Non, merci… !
Du blabla, des discussions familiales, une heure plus tard j’avais bu ma bouteille d’eau et point de nourriture… Gggrrrrrrr
J’ai faim moi…!!!
Un tour au petit coin, … Il faut faire de la place pour l’eau, il fait toujours très chaud.
Quelques bières plus tard pour les autres et une nouvelle bouteille d’eau pour moi, je n’arrive plus à tromper mon estomac avec le liquide,
Encore une éternité de passé, toujours pas de manger … Il est 22h30 et le petit dernier n’est toujours pas arrivé.
La voisine de 94 ans finissait son petit roupillon. Elle s’est levée.

Des gosses faisaient partir de lanternes un peu plus loin, nous nous sommes approchés… Et puis, avons continué à marcher…
Une odeur d’empanadas nous remonte au nez… Attirés comme un aimant nous nous sommes regardés et approchés de cet endroit qui sur le moment avait la meilleure odeur au monde.
Le Patron, seul dans son magasin a reconnu la dame, l’a appelé…
Se renseigne sur sa santé, si on a bien mangé… Elle, pauvre femme ne dit rien, moi j’ai commandé.
Ahuri il n’a pas posé de questions, il nous dit de nous installer à sa table, sa femme allait arriver.
Un plat……Céviche… (Recette péruvienne à base de poisson et qui pique énormément) arrive… Un plat qu’il s’était fait livrer. Juste de quoi nous faire saliver.
Tout finit par arriver… Enfin, à manger… !
Empanadas à tous les goûts, céviche, salade de fruits, gâteau …… Deux bonnes bouteilles de vin pour le dîner et une bouteille de Chandon (champagne local) pour accompagner le dessert.
Des personnes humbles, simples, pas bien riches qui ont tout partagé. Je suis une dure à cuire, j’avais pourtant les larmes aux yeux de sentir tant de gentillesse de la part de gens que je ne connaissais pas une heure plus tôt.
J’ai voulu participer aux frais du dîner, ils ne l’ont pas accepté.
Nous avons fini par partir, il était presque minuit, … En emportant le fond de bouteille de champagne.
J’ai accompagné la vieille dame chez elle (une centaine de mètres), elle m’a dit que c’était la plus belle soirée de sa vie, le vin aidant nous avons beaucoup rigolé. Elle m’a assuré de ne pas m’en faire, elle allait remercier nos hôtes. Juste inquiète de qu’il allait m’arriver, au retour.
Le petit dernier ne nous a pas vu quand il nous a croisé, il était minuit.

Bah oui,!!! comme espéré Je me suis fait incendier…
Ont commencé à dire qu’ils m’attendaient… Que j’étais une ingrate parce que partie sans rien dire… Ne se sont pas inquiétés de la vieille femme qu’ils avaient eux-mêmes invitée… Ils l’avaient oubliée.
Non…Un scandale… ! J’avais été voir les voisins pour manger, ils allaient être la risée du quartier. Le lendemain, c’était sûr, tout le monde allait le savoir et rigoler.
Ils s’y sont tous mis, chacun leur tour, à me faire la morale… Et le petit frère qui me regarde avec son sourire carnassier, un sourire de mépris, celui-même qu’il me réserve d’habitude, et que je me suis empressé de lui enlever.

Je leur fais remarquer que leur petit jésus (le jeune frère de 50 ans) n’était pas le mien, que 21h n’étaient pas 23h50, que nous avions faim…
Que je venais de le croiser et que j’avais une photo pour le prouver (il était accompagné par un jeune homme qu’il a embrassé, et pour la photo j’ai fabulé)…

Il est devenu violet.

A essayé de calmer le jeu, dire que c’était sa faute… Horreur, ne voulait pas que sa famille sache la vérité, alors que je pensais qu’ils se doutaient tous mais n’en parlaient pas…

J’ai levé la bouteille, (le fond que j’avais emporté) et leur dis en regardant l’imbécile dans les yeux… !
À votre santé… !
GGrrrrrrrrr la tête…!!! J’ai adoré son regard terrifié… !

Je venais de recevoir le plus beau cadeau de noël que je ne pouvais espérer.

Ils ont mangé leur riz avec la mayonnaise retournée, le poulet sec (réchauffé) et pour dimanche suivant, sans scrupules, ils se sont invités.
Je rigole déjà dans ma barbe… Je parie que le jeune frère sera le premier arrivé. Le coup du retard, se faire désirer, c’est terminé …!!!
2h30 du matin, nous sommes enfin arrivés après cinq kilomètres parcourus à pied.

Joyeux noël…

Je lève mon verre (le vrai champagne que j’avais gardé) à votre santé.
Tchin-tchin…



Un vendredi à ne pas oublier…!!!
20 décembre, 2009, 2:24
Classé dans : Amérique latine

ici et là-bas

Plus d’une fois, j’ai enragé à un carrefour …
Celui de Cordoba avec Pueyrredon est un de plus grands et se trouve à 5km de chez moi… Malgré les protections qui entourent les 4 coins des 2 boulevards il est très dangereux. Je passe par là, c’est un endroit de repaire pour moi qui ne connaît pas encore la ville. C’est aussi une vraie gymnastique mentale…
Indisciplinés ces grands enfants qui sont les Argentins passent toujours au feu rouge même si de l’autre côté, les voitures commencent à démarrer. Combien de fois ais-je faillie me faire écraser, sans compter toutes les fois que je n’ai pas pu traverser la route parce que les voitures ne s’arrentent jamais pour les piétons…
Un policier dans chaque coin ne change rien, ils sont là que par la présence et regardent toujours ailleurs. Un jeu du chat et de la souris… Gggrrrrr

Je m’étais promis de faire un film à cet endroit et vous en faire profiter, vous aussi vous avez le droit de rigoler et essayer de comprendre leur façon de conduire.

Me voilà partie ce vendredi avec mon appareil photo pour filmer un peu… Il faisait beau, les rues sont pleines de monde…

Non, ce n’était pas le bon jour, je n’ai pas ri du tout, … J’ai même failli me trouver à l’ombre.

J’étais là le sourire aux lèvres en train de filmer à droite et à gauche… À filmer ce jeu tordu que les Argentins connaissent si bien, quand…
Et je me faisais une joie de partager avec vous les exploits des piétons qui arrivaient à passer de l’autre côté…

Quand… !!!

Boum re-boum … Boum… Un gyrophare au milieu de la route qui explose se retourne, revient sur ses roues avec le choc et perd tout le devant de la voiture… Et je continue à filmer…
Et la voiture qui avait grillé le feu, perdu son pare-chocs sur place, se redresse, vise la route et se barre…
Je ne revenais pas, elle ne s’est même pas arrêtée pour voir s’il y avait des morts…… Rien, pas possible… ! Le chauffeur prend la fuite alors que les flics ne peuvent même plus démarrer.

Et sans réfléchir je continue de filmer … Même mis le zoom jusqu’à la disparition totale.

Même pas eu le temps de revenir aux flics… Une personne me touche l’épaule par derrière, je descends le bras et lui mets un coup de coude dans le ventre… On veut me voler l’appareil photo…
Une autre du côté gauche me parle, je n’entends pas ou ne veux entendre, je sais que les voleurs tuent pour rien. La foule qui nous entoure ne les arrêtera pas… J’ai le ventre en bouillie.
Un ordre dans mon dos me tétanise… On ne bouge plus.
Les bras en l’air je me retourne sous l’ordre émis… Deux policiers dont un se frottait le ventre.
Je suis morte… J’ai cogné un flic.

Les gyrophares des secours se font entendre, le bruit infernal autour de moi me donne le courage de parler (j’était tétanisée). Un film d’horreur défile devant mes yeux, pas facile de leur expliquer que je les avais pris pour des voleurs…
Eux, ils ne voulaient que l’appareil photo pour avoir le film…
Non, 2 giga, un appareil tout neuf, de centaines de photos… Je n’allais pas tout laisser.

Négocier avec un flic dont 2 de ses collègues sont étendus par terre devant nous c’est un rêve… N’ayant pas de passeport sur moi je n’ai même pas essayé… J’ai juste demandé à garder l’appareil photo quand ils m’ont proposé de venir au poste de police le temps qu’ils fassent une copie de la carte mémoire.
J’ai promis de téléphoner, mon ami arrive, m’a sauvé, au moment où ils allaient me demander mes papiers.
Deux heures plus tard ils ont téléphoné à la maison, demandé à me parler…
Il fallait que je passe les voir, je pouvais tout récupérer.
Tout, c’est un euphémisme… Le film était effacé.

Je me suis déplacé sans oublier de partir avec mon passeport, qu’ils ne m’ont pas demandé. Ma liberté. !

L’homme de la voiture à été arrêté, un flic a deux côtes cassées, l’autre s’est bien tiré.

Papiers… La peur de me les faire voler fait que je n’ai jamais le passeport sur moi. Une raison supplémentaire qu’ils avaient pour m’embarquer.

Je m’en suis pas trop mal tiré… Le film leur a servi, le coup a été oublié. J’ai eu tellement peur que pendant un moment je n’arrivais plus à marcher.
En vous racontant ça je pense très fort à tous ceux et celles qui se trouvent en prison pour rien. Juste parce qu’ils étaient là au mauvais moment.



Les Argentins et les chiens
11 décembre, 2009, 0:23
Classé dans : Amérique latine

ici et là-bas

Il y a beaucoup de chiens à Buenos Aires… Beaucoup, beaucoup…

Il y a de professionnels promeneurs de chiens.

promenadedechiensenpleincentredebuenosaires.jpg

Un chien est un statut, (encore) permet un semblant de vie sociale, mais les propriétaires ne s’en occupent pas…

La dame qui vit au fond a un chien qui fait tous ses besoins dans le passage… Le soir, elle va faire la Belle avec la Bête…

Un chien est seulement pour aller jusqu’au parc pour jouer avec les autres… Est aussi un moyen de rencontrer d’autres personnes pendant une heure ou deux, discuter, avant de rentrer chez soi.
Un chien fait partie de la vie sociale des propriétaires. C’est pour ça qu’ils ont de chiens.
Autour des parcs parfois l’odeur est telle qu’il est impossible d’y se promener.
Les pelouses interdites au public sont arrachées par les jeux des chiens et couvertes d’excréments.

Il y a une petite minorité de personnes qui ont des plastiques et qui ramassent la crotte (en écrasant la moitié sur le sol), pour le jeter au pied du premier arbre venu, au bord du caniveau ou sur le tas de gravas qu’il y a un peu partout.

Et puis, il y a tous ceux qui font semblant de rien (la majorité) en continuant leur route.

Hier, le grand-père se faisait accompagner par la petite fille. Un petit rocquet (un de ces chiens râleurs) les suivaient quelques mètres en arrière. Comme ils s’attendaient, et comme je l’attendais, il a lâché son pain et est reparti.
Ni l’un ni l’autre se sont inquiétés.
Au détour d’une rue (toujours autour du parc) je vois le grand père qui se met à sauter en pestant, il venait de marcher sur une crotte.
Il a voulu me prendre comme témoin … Qué mierda… !
Gentiment je lui fais remarquer que quelqu’un d’autre allait marcher sur ce que son chien avait laissé plus loin…
Como ves hay Una justicia para todos… Comme tu vois, il y a une justice pour tous…

Ce n’est pas encore cette fois-ci que je me suis fait un ami…



Un petit déjeuner au café Valvet…
8 décembre, 2009, 0:03
Classé dans : Amérique latine

ici et là-bas

Leur vie, aux Porteños, n’est pas des plus belle, ……Hum !… ne Sont pas vraiment à plaindre !
Hier dimanche, je suis allée prendre un petit-déjeuner au café, (chicos) plein à craquer, et où j’ai eu du mal à trouver une place.
La clientèle : des personnes âgées, en couple ou pas, sur leur 31…
Des internautes qui sortent leur machine (des vieux mac la plupart) pour faire « affairistes » et qui ne font que consulter leurs blogs ou lire la presse, qui elle-même existe sur place, en papier, à la disposition de la clientèle
Et puis… Des solitaires qui passent une heure ou deux … s’essayent à la drague qui marche ou ne marche pas.
Le café est servi, entre autres, avec des pâtisseries de qualité … Mais…… !
J’ai toujours vu les gens demander le café avec des croissants… Jusque-là aucun problème… Avec un jus d’orange plus ou moins bon et un verre d’eau…
Gare au serveur qui oublie un des trois accompagnements de ce rituel…
Les gens commandent donc le café et les croissants qui est accompagné des petits gâteaux eau et jus.
Ils prennent leur café, la moitié ne prend q’une gorgée de jus, et personne touche aux petits gâteaux.
Moi, j’ai toujours demandé à emporter les petits gâteaux (je ne les mange pas je fais une intolérance au gluten, mais je les donne à un semi-clochard dans un parc)
Hier, pour avoir le cœur net et comprendre la raison de cet abandon (des petits gâteaux), j’ai demandé au serveur …
Dans un pays si pauvre, pourquoi les gens exigent d’être servis avec de petits gâteaux qu’ils ne mangent jamais…? (Les restaurants qui ne te servent pas les pâtisseries ont moins de clientèle)
Le serveur gêné n’osait pas me dire la vérité…
Au départ il me dit que c’est pour la ligne…
Moi pas merdeuse pour deux sous… Ah non, ils mangent de croissants ou autres pâtisseries … Pourquoi commander autre chose s’ils savent qu’il y a des pâtisseries avec le café ?
Bon… C’est que, s’ils mangent ces petits gâteaux ils passent pour des pauvres, alors pour faire voir qu’ils vivent bien ils ne mangent pas ce que l’on « offre »…
Ce sont tous des riches qui viennent ici ?
Non, oh non… Ce sont tous de prétentieux arrogants… Ils veulent seulement montrer une aisance qu’ils n’ont pas…
Se donner rendez-vous dans les cafés fait très chic… Et le top, c’est d’arriver à son rendez-vous en taxi…
Surpris de ce qu’il venait de me dire le serveur s’est défait en excuses… 
Avec un grand sourire je lui dis… Moi je suis pauvre…!
Hum… ! … Je veux bien que vous m’emballiez mes petits gâteaux en ajoutant ceux du voisin… L’homme du parc attend mon passage… !!!



Rencontre avec un journaliste qui a laissé son cerveau collé au placenta…
5 décembre, 2009, 14:25
Classé dans : Amérique latine

ici et là-bas

Le cerveau collé au placenta

Je suis encore sur les nerfs…
Décidé à prendre un peu de soleil je suis allée me promener dans un parc en emportant un livre avec moi.
J’étais si bien, concentrée dans ma lecture que je fus vraiment surprise quand quelqu’un me parle en français……
Ah, un Français ici, alors que j’en rencontre si rarement…
Tout de suite il se met à me dire qu’il est heureux d’être là, qu’il passe 9 mois par an en Argentine …
Me parle Du président (le notre bien sûr) de sa femme, de tout le mal qu’il pense des Français et de ceux qui le gouvernent sans que j’aie eu le temps d’ouvrir la bouche.
Il est heureux de s’exprimer en français … Moi, qui avais honte de m’exprimer en espagnol devant lui le croyant très bon je fus pour mon compte. Il est très mauvais !
Il est mauvais en tout… Aux échecs (il croit que tous veulent jouer avec lui parce qu’il est français, au fait il s’impose)
Irrespectueux envers les Argentins et aussi envers les Français : Les Français ce sont des assistés, égoïstes, capitalistes, où le chacun pour soi règne… Ils sont feignants (c’est pourtant en Argentine que les parcs sont pleins toute la journée) ils ne veulent aider personne…

Je fus choqué par tant d’extrémisme.

Je lui demande, quand j’ai pu placer un mot, qui mettrait-il à la place du président actuel : il me répond que le président est un dictateur, qu’il a détruit toute l’opposition…
Je lui dis que c’est le pouvoir qui a détruit l’opposition : il ne veut rien entendre…
Je lui dis que comme tout français (et pas que les Français) nous sommes des capitalistes… Il a failli s’étouffer…
Il n’est pas capitaliste… Il n’étend pas comment il y a des gens qui couchent dehors en France…
Ah, lui dis-je :
Votre maison en région parisienne, … Au départ il me dit être parisien. Pour son malheur, j’ai vécu à Paris pendant 20 ans, et quand j’ai demandé le quartier, il a changé de département… Votre maison est occupée par des nécessiteux… ?
Ah non me dit-il : ça ce n’est pas mon rôle…
Les mots magiques (une provocation volontaire de ma part)…
Hummm…!
Vous travaillez en Argentine alors?
Ah non … Je suis en retraite… Je vais en France pour mes contrôles médicaux … Je suis retraité (ex-journaliste)
Bien M., lui dis-je : je fais partie de tous ces Français cons, imbus de leur personne, capitaliste, mais vous ne devriez pas cracher dans la soupe…
Il est devenu violet… Je l’ai insulté… !
Ce sont ces abrutis de français qui payent votre retraite, votre santé, et que sans ça vous feriez comme tous les autres… Vous ne quitteriez pas le pays.
J’ai travaillé pour…
Pas pour moi M.…
Quand vous serez malade, allez donc visiter un hôpital Argentin… je vous le conseil vivement…
J’ai une assurance Française…
Vous êtes donc comme moi… capitaliste.

Je suis partie honteuse que des Argentins aient été témoins de notre discussion… J’ai dit à un ami que cet homme a peut-être été un journaliste, un de ceux qui n’écrivent que dans les rubriques des chiens écrasés…
Je n’ai pas su dire en espagnol caniveau… j’ai su leur dire que cet homme avait laissé son cerveau collé au placenta.
Cet homme ne représente pas les Français…
Comme je l’ai dit plus haut, il est mauvais en tout, même dans l’expression …
Il m’a parlé comme il parle aux Argentins, sans penser que moi-même je savais de quoi il parlait. A aucun moment, il a douté de lui, il n’a pas pensé que je pourrais avoir des idées différentes. Pour lui je n’étais « personne » … J’étais une inculte…
Voulant connaître mes lectures, je lui a fait comprendre que l’espionnage seuls les passionnés pourraient comprendre l’intrigue.
Le point fort de l’espionnage est savoir se taire…
Ouf… 



Argentine et les associations
3 décembre, 2009, 15:13
Classé dans : Amérique latine

ici et là-bas
Nous connaissons tous la misère qui sévit en Argentine, pays où les gens meurent de faim.

Quelques innocents dont je fais partie ont répondu à des annonces type:
Nous cherchons des personnes pour donner des cours de français, nous cherchons de personnes pour encadrer des enfants dans leurs sorties, nous cherchons de personnes pour assister les enfants malades, cherchons de médicaments, cherchons, cherchons cherchons…
Les naïfs (dont je fais toujours partie) répondent à toutes les annonces, à tout le monde… Donner de soi, son savoir, son expérience,… Quelle naïveté…!
Derrière toutes ces associations se cache un autre monde… Avant de connaître tes capacités, de savoir de quoi tu vas être capable ils te demande de l’argent.
Je ne vous parle pas seulement de mon expérience personnelle, je vous parle de celle de quelques connaissances aussi, qui en tapant à la porte des grandes et petites associations croyaient sauver (façon de parler) de gens, et à qui l’on n’a fait que demander de l’argent.
Mon expérience m’a appris à ne plus rien donner aux associations. J’ai appris aussi que les médicaments que je ramenais de France, gracieusement offerts par mes médecins ou pharmaciens, le plus légalement possible (quelques milliers d’euros) étaient revendus par le service qui devrait les distribuer. Je sais maintenant pourquoi ils ne m’ont jamais fait visiter le local où les distributions devraient se faire, et pourquoi c’est une personne qui venaît les récuperer malgré ma bonne volonté de les déposer.
Vous voulez donner? Un clochard vous remerciera, et même s’il va le boire sur le moment, lui, il vous restera reconnaissant.
Donnez seulement directement. Arrêtez d’être le pigeon de service.
Il m’arrive encore de donner (on ne se refait pas) et que de la nourriture… pas à ceux qui font les poubelles, ( encore un vrai commerce et aussi une autre note) mais aux vrais clochards, ceux qui n’attendent plus rien de la vie et qui ne manquent et ne manqueront jamais à personne.
Je préfère ne pas connaître leur histoire, je sais que je ne vivrais jamais plus normalement.

L’ambassade française cherchait, aussi, (des pigeons je suppose) … Là aussi l’innocente que je suis à écrit… Aucune réponse de leur part.
Comme quoi l’éducation fout le camp, ils n’ont même pas une réponse type, de remerciements, pour ceux qui ont eu la bonté de proposer leurs services.

Marie
ps: une pensée particulière pour le peuple Guarani.



La vie au quotidien…
2 décembre, 2009, 14:51
Classé dans : Amérique latine

ici et là-bas

Réveil à 5h du matin, le décalage horaire, de 4h, se fait toujours sentir.
Je trouve les restaurants de plus en plus chers, le café à 6 pesos dépasse le 1€… (dans ma province française, je paye le café à 1€).
Dans mes souvenirs, pas si lointains que ça, on nous servait le café avec un jus d’orange et un verre d’eau… Maintenant, on nous sert une espèce de mélange à la place du jus d’orange avec une sale odeur de médicament. Imbuvable.
Je me suis payé un restaurant samedi midi, à mon arrivée dans le pays. Pour un steak grillé très gras, (bife de chorizo) un peu de salade, une salade de fruits et une bouteille d’eau 30$ (offre du midi) = environ 5,30€
Trop cher pour les Argentins… Je dis trop cher, mais les terrasses et les restaurants sont toujours pleins… Plus c’est cher, plus y a du monde. Quand je leur dis que c’est cher chez eux ils me rigolent au nez… Et c’est combien le menu en France ?
12€ la moyenne, je leur dis… et tu dis qu’ici c’est cher ?
J’ai beau leur dire qu’il faut tout multiplier par 5, ils se souviennent seulement quand c’est toi qui payes. (L’euro est très fort)
Je réponds que les charges aussi sont très fortes en France… rigolade… les charges ils savent à peine ce que ç’est, ils ne savent vivre que de corruption et magouilles.
Tu as beau leur dire qu’un corrompu paye à son tour à un autre, (l’argent ne fait que circuler) que cela fait une économie parallèle et que ce serait aussi bien que tout soit légal…
Des arguments ils en ont, … un employé au noir coûte moins qu’un employé déclaré, un service administratif ou médicale est moins cher qu’un service déclaré (surtout si tu payes en espèces)…
À côté de ça : l’école est presque partout privée, la santé publique est inexistante ( il existe une espèce de mouroir gratuit) Les hôpitaux gratuits ne savent même plus ce que c’est l’hygiène. Le matériel inexistant ou cassé repousse et oblige les gens à aller dans le privé. Et c’est moi qui n’a rien compris… !
Les Argentins, il ne faut pas les culpabiliser…
Ils savent vivre, ils en ont le droit, ils ont vécu la dictature (7 ans)…
En tant qu’étranger, oui, ils te méprisent, sauf, ceux qui viennent des pays misérables.
Le problème est que moi aussi je connais la dictature europèenne, que je connais la peur quand la police vient taper à ta porte à 6h du matin, que l’image de la police avec leur carabine ne me quite pas.
Ça ils n’ont rien à foutre… leur dictature était la leur… ce sont eux les victimes.



Bonjour mes futurs lecteurs…
2 décembre, 2009, 1:23
Classé dans : Amérique latine

ici et là-bas

Je suis ici, je parle de là-bas…

lger.jpgPar la suite, si je ne change pas d’avis,… je pense vous parler d’Argentine.
Argentine est le pays où j’ai posé mes pieds … une fois encore.

Arrivée samedi 28 de novembre, à São Paulo, à bord de la compagnie TAM (de loin bien meilleure que Alitalia) sous une fine pluie, il était 6h du matin… La queue vers la douane finit de nous réveiller… les contrôles réveillent tout le monde…
Là, c’est l’eau dans le biberon du bébé qui dérange, un petit, minuscule, tube de crème… un parapluie avec la feuille de cannabis brodé, qui a voyagé à travers l’Europe n’a pas le droit de passer. Le propriétaire ne s’est pas démonté, non,… il à démonté le parapluie, embarqué la toile, et cassé la canne.
Mon tour arrive, le champagne n’est pas permis même dans un sac scellé… Je suis aussi bourrique que les autres, pas besoin de tire bouchon… J’arrache l’aluminium pour les ouvrir après les avoirs secoués (2), les douaniers se mettent à râler, mais ne peuvent me toucher… Et le haut parleur qui se met à hurler… Les passagers X et Y qui doivent prendre leur correspondance pour Buenos Aires sont priés de se présenter en urgence, à l’embarquement…
Parce qu’ils n’avaient aucune raison de le faire, non, je ne leur ai rien laissé… Et mes bouteilles, je les ai embarquées…

Ce problème se présente partout dans le monde… Les Italiens sont friands de tout ce qui arrive de l’Amérique Latine… Rien ne passe scellé ou pas… Les boutiques d’aéroport sont vides… Marre de se faire plumer.
Tout ce qui est nourriture, même pas y penser… Marre de distribuer des billets aux douaniers pour les engraisser.